Amylianah, qui je suis ...



Je n’ai pas de titre ou de diplôme à faire valoir. 

Je ne suis pas sortie d’une Haute École de Philosophie, de Théologie 

ou de Métaphysique. Non. 

Mon chemin est l’itinéraire d’une âme hypersensible et bienveillante 

qui n’a jamais cessé de chercher. 


Je suis née en mai 1968, le jour de l’Ascension. J’ai voulu y voir un bon présage. 

J’ai été une petite fille sage et discrète. Je n’ai pas le souvenir que ma mère m’ait pris dans ses bras. Quand, à 6 ans, j’ai eu les oreillons accompagnés de fièvre, elle a poursuivi sa routine, est allée au travail et m’a laissée seule à la maison. Mon père, toujours très occupé, avait, sous le coup de la peur sans doute, le réflexe de perdre son sang-froid et de vociférer dans les moments où, après une chute, par ex, j’avais vraiment besoin de réconfort. Mon frère et moi avons été élevés au martinet et pourtant, ce qui m’a meurtrie, c’est avant tout le manque de tendresse, d’affection, d’attention. J’ai chéri les rares instants où j’ai pu m’asseoir sur les genoux de mon papa et ceux où Mariette qui venait nettoyer la maison et nous garder, m’accordait un peu de son temps pour m’apprendre à claquer des doigts et à siffler comme un garçon ! J’avais 5 ans. Elle était veuve et vivait seule dans une petite maison ouvrière. Je voyais ses difficultés à marcher. Je voyais sa pauvreté. Si j’avais pu, je lui aurais donné tout l’or du monde. 


Vers 9 ans, j’ai atterri dans une école de filles. J’observais les groupes formés dans la classe : la cheffe, les secondes en chef, les suiveuses et puis, les mises à l’écart. Je ne faisais partie ni des unes, ni des autres mais j’étais une excellente élève. Alors, j’ai reçu mon lot d’inimitié pour cette raison. Je regardais ce ‘manège’ et je ne comprenais pas cette malveillance. Qu’elle soit dirigée contre moi ou quelqu’un d’autre n’y changeait rien. J’étais seule et triste. 


A l’adolescence, tout s’est compliqué. Mon père s’est mis à boire. Mon frère est devenu un adolescent associable aux idées extrémistes. Et ma mère ne s’est toujours pas trouvé un sens de l’écoute ou de l’empathie. Fille de prof et toujours très bonne élève, je portais ma peine comme un fardeau jour après jour. Je regardais les fleurs, les oiseaux et les insectes, émue aux larmes. Je savais à quel point cette beauté était fragile et mise à mal par l’Homme. J’étais perdue. J’avais le sentiment de m’être trompée de planète. J’ai eu des idées sombres. Plus d’une fois. Mais je savais aussi que j’avais une grande force en moi. 



De temps en temps, j’allais seule à l’église pour trouver un peu de lumière. J’ai sérieusement envisagé de devenir nonne. J’avais cependant la conviction que, statistiquement parlant, je n’avais pas vraiment grande chance de trouver plus de bonté dans un couvent que partout ailleurs. Alors, j’ai renoncé. 



Le jour de mes 20 ans, 

je me suis promis solennellement que je trouverais la voie du Bonheur. 

Plus jamais je n’aurais des idées noires. 

Il y avait bien un sens à tout ça et j’allais le trouver. 


J’ai eu beaucoup de difficultés à choisir mes études supérieures. J’étais douée en tout mais seuls les arts plastiques m’intéressaient vraiment. Je n’avais absolument pas la confiance en moi suffisante pour oser me lancer dans cette voie et je savais aussi que je risquais d’être plongée dans un monde d’arrogance, de prétention, voire de snobisme et je n’allais pas pouvoir le supporter. J’ai fini par suivre des études en communication, ce qui est une manière de ne pas vraiment choisir. Et j’ai trouvé du travail dans un centre culturel où je me suis donnée corps et âme avec beaucoup de joie et de satisfaction pendant plusieurs années. 


Comme je n’avais pas appris à ‘faire confiance’ jusque là, ma priorité a été de ‘me sauver’, de me m’être à l’abri des soucis matériels et de ne jamais dépendre de personne, surtout pas d’un homme. A 25 ans, j’ai donc acheté seule et rénové une petite maison en ville. 


En jeune femme sensible, j’ai vécu plusieurs expériences blessantes avec des médecins : Un généraliste a un jour décidé que j’étais dépressive. J’ai plusieurs fois souffert de fatigue émotionnelle mais jamais de dépression. Un autre, un spécialiste qui n’identifiait pas la cause de mes difficultés de digestion a suggéré à mes parents de m’inviter à me reposer quelques temps à l’étage psychiatrie de l’hôpital le plus proche…. Les services psychiatriques regorgent de femmes ‘trop sensibles’ que l’on qualifie aussi parfois d’‘hystériques’ … Pas souvent satisfaite par les réponses données par la médecine traditionnelle, j’ai très tôt choisi de m’orienter vers l’ostéopathie et la microkinésithérapie. 


A 28 ans, je me suis mariée et un an plus tard est née ma fille. J’avais tellement hâte de pouvoir la bercer, la chérir, la cajoler. Il y avait en moi tant de tendresse et d’amour à donner. Quand elle était dans mon ventre, je le savais déjà. Elle me repoussait comme si elle était trop à l’étroit. Cette drôle de petite fille est née avec tellement de colère qu’elle ne pleurait pas, elle hurlait. Elle n’a jamais aimé les câlins, pas seulement les miens. C’est une petite fille très intelligente, très/trop calme, solitaire et raisonnable mais coléreuse. J’ai appris à l’aimer au jour le jour. Quand elle a eu 5 mois, son père a sous-entendu que je lui faisais beaucoup de mal. Le coup de poignard en plein cœur. Peut-être la plus grande blessure qu’un être humain pouvait m’infliger. J’étais décontenancée par ses pleurs mais j’ai toujours été une maman très attentionnée. Je n’avais pas besoin d’une dose de culpabilité supplémentaire. A cette époque, avoir un enfant, c’était fonder une famille, la voie de l’accomplissement pour une femme et le bonheur pour un couple. Oser parler de difficultés rencontrées résonnait comme un sacrilège. Le jour même, mon mari et moi nous sommes séparés. 


Pour ne pas devoir confier ma fille à des baby-sitters en travaillant souvent en soirée, j’ai changé d’emploi. Je n’ai pas vu les signes avant-coureurs, ceux qui me prévenaient que j’allais faire un mauvais choix et me retrouver entre les mains de collègues harcelantes. 


J'étais seule, avec ma fille. Sans mari. J’avais quitté un travail qui me plaisait et abandonné tout mon réseau de relations sociales. Et parce que je n’ai jamais su stagner dans une situation où mon âme n’est pas respectée, j’ai tout mis en œuvre pour pouvoir quitter ce nouvel emploi et son environnement toxique. 



30 ans. Le vide. Le Grand Désarroi. 

C’était le moment du vrai choix. Repartir à zéro. 

Ce devait être le premier jour du reste de ma vie. 



J’avais lu un article dans une revue où une animatrice parlait de son travail avec les enfants. C’était ça, ce que je voulais faire, sans aucun doute. J’ai préparé ma petite mallette et suis retournée à l’école pour devenir ‘animatrice pour enfants’. J’ai beaucoup réfléchi à la direction à prendre. Il est assez facile de savoir ce qui ne nous intéresse pas mais bien plus ardu de tracer la bonne voie… Le dessin, la peinture, le modelage… Toutes les techniques plastiques à aborder avec les enfants étaient une évidence mais comment ? Dans quel cadre ? 



En parallèle, j’ai commencé une psychothérapie, qui a marqué le début d’un long travail en conscience -VOIR l’article sur le « Travail en conscience » et celui intitulé « Se libérer de nos croyances » - J’ai tout mis en œuvre pour comprendre ma sensibilité, mes atouts, mes blessures et les nettoyer… Quand je pensais avoir fait le tour, une nouvelle douleur surgissait du passé ou du présent. Ce travail n’a jamais de cesse. Jamais. Même aujourd’hui. C’est la quête de QUI JE SUIS, de ma vérité intérieure en transcendant pas à pas mes douleurs. 


Sur ce chemin, j’ai découvert LE livre qui a changé ma vie : « L’esprit guide, entretiens avec Karlfried Dürckheim ». Comme K. Dürckheim est né comme moi dans une culture chrétienne (mais il a aussi étudié le Bouddhisme Zen), ses mots ont été lumineux à mes yeux. Il parle de notre essence divine … C’est comme si, avant lui, je nageais – je me débattais - sous la surface de l’eau et qu’à sa lecture, je respirais enfin. Le grand soulagement. La Révélation. L’Éveil. Le point de départ d’un grand voyage spirituel. 


J’ai alors consacré mon énergie à ME RÉALISER PLEINEMENT : construire un environnement de vie épanouissant, créer un travail qui reflète pleinement QUI JE SUIS, en parfait accord avec ma personnalité, mes valeurs, mon énergie créatrice… J’ai choisi pour nouveau cocon une jolie maison en pierres, à rénover, à la campagne, entourée d’un très grand jardin. Après un nouvel échec de vie de couple, j’ai décidé de vider une pièce, puis 2 puis 3 pour y organiser des ateliers créatifs. J’ai commencé avec les enfants. Je voulais accueillir chacun avec la plus grande bienveillance et la plus grande attention. Leur donner confiance en eux, en leurs capacités créatrices. Diffuser de la gaieté. Renouer avec mon âme d’enfant et la laisser chanter -VOIR l’article intitulé « Réveiller notre âme d’enfant » -J’ai ensuite ouvert des ateliers pour plus grands et après avoir amélioré mes capacités techniques, d’autres pour les adultes. 


Exprimé de cette façon, ça semble si simple, comme si tout coulait de source. Évidemment que non… 1000 fois j’ai été envahie de doutes et j’ai voulu tout arrêter. Je ne pouvais pas renoncer. Je savais que j’étais sur la bonne voie mais je devais constamment apprendre à faire face à de nouvelles difficultés relationnelles : une situation problématique à gérer avec tel enfant ou un malentendu avec tel adulte… 


J’ai commencé à pratiquer le Taï Chi et le Chi Kung. J’ai progressivement acquis des connaissances dans les domaines de l’aromathérapie, de la gemmothérapie, des fleurs de Bach… Je me suis construit un petit autel dans ma chambre où je méditais régulièrement sollicitant l’aide de mes guides. Tous ces soutiens ont été et sont encore autant de précieux moyens de rétablir en moi un équilibre physique, émotionnel et énergétique. J’ai aussi exploré la voie du Reiki ou celle du yoga, sans y accrocher véritablement. Chacun a sa propre sensibilité et peut justement affiner ses sens pour savoir quelles sont les voies plus équilibrantes à suivre pour lui-même. 




Après plusieurs années de tâtonnements, de réajustements, de travail acharné, la réussite a été au rendez-vous. Les participants répondaient à l’appel et restaient, souvent plusieurs années. Dans chaque atelier régnait une merveilleuse chaleur humaine. C’était de l’enthousiasme, de la joie pure. 



Mais aussi et surtout, au plus profond de moi, c’était ... le Bonheur. 

J’avais respecté la promesse que je m’étais faite à mes 20 ans. 

J’avais enfin trouvé le sens de ma présence ici. Je me sentais unifiée. 

Je rayonnais pleinement, le cœur grand ouvert, 

en parfait accord avec la Terre et le Ciel. 



Entre-temps, en 2007, j’ai perdu mon père -VOIR l’article sur la « Voie du pardon » - Enfermée dans ma méfiance, je n’ai jamais imaginé à quel point l’accompagner dans ses dernières semaines de vie allait me bouleverser. L’armure qui protégeait soigneusement mon cœur s’est fissurée, un torrent de larmes s’est déversé et avec lui, a surgi la possibilité d’un Pardon. Est-ce un hasard si 3 ans plus tard, alors que je ne ressentais plus le besoin de rencontrer un partenaire de vie, j’ai ouvert la porte au Grand Amour : celui qui est tout à la fois mon amoureux, mon complice, mon amant, mon meilleur ami et mon protecteur. 

En 2019, je commençais à m’essouffler dans le projet des ateliers et brutalement, alors que je pensais ne plus être susceptible de vivre de grandes douleurs, j’ai sombré : ma fille a choisi, du jour au lendemain et sans explication, de quitter la maison pour s’installer chez ma mère. Toutes les deux, face à mon désaccord, ont décidé de couper court à toute discussion et de rompre les liens. Sans autre forme de procès. Je sais que ma fille n’a jamais accepté l’arrivée de mon amoureux dans la maison familiale mais notre constante bienveillance à tous les deux, lui et moi, à son égard m’a plongée dans une profonde incompréhension. Mon cœur de maman s’est brisé. J’ai été envahie d’une immense douleur que j’ai eu beaucoup de peine à transcender. 

Je me suis donc à nouveau mise en recherche pour apaiser mon corps, mon cœur et mon âme. J’ai découvert les méditations quantiques - VOIR l’article intitulé « Se libérer de nos croyances » - et le tantrisme lors d’un ‘Sommet de l’Amour sacré’ auquel j’ai assisté avec mon mari. C’est en découvrant l’Union divine que j’ai vécu l’Eveil de ma Kundalini - VOIR l’article sur « L’union divine » - J’ai ensuite, comme appelée par lui, rapidement plongé dans le chamanisme qui s’est révélé être une évidence. J’ai voulu en priorité effectuer des voyages chamaniques pour moi vers les Esprits de la Nature - VOIR l’article sur la « Faculté d’autoguérison et chamanisme » -. Au bout de quelques semaines de travail, j’ai ressenti un profond changement, une paix intérieure nouvelle. J’ai aussi senti que mon taux vibratoire, entretenu par des montées régulières de Kundalini, avait augmenté. 

J’ai été surprise de l’aisance avec laquelle j’ai pu communiquer avec mes animaux de pouvoir chamaniques. Si c’est le cas, c’est sans le moindre doute parce que j’avais nettoyé énormément de blessures, poussé le travail en conscience très loin et vécu l’éveil de ma kundalini. 

En janvier 2021, au cours d’un voyage chamanique, je suis allée à la rencontre de mes guides spirituels célestes. Ils m’ont informée que j’avais effectué ce qu’on appelle le « saut quantique » et qu’il était temps d’avancer sur la voie du chamanisme au service des autres et de la maîtrise spirituelle. J’ai demandé ce qu’on attendait de moi. La réponse a été très simple : « N’oublie jamais qu’il s’agit de rayonner et méditer pour Gaïa et pour l’Humanité. » J’ai donc décidé de méditer tous les jours pour Gaïa. 




Alors, le plus improbable s’est produit… Au cours de ma première méditation, instinctivement, je me suis laissé glisser, comme dans un voyage chamanique, à la rencontre de l’Esprit de la Terre, Gaïa. Je l’ai aperçue. Elle était là, toute menue dans la pénombre. Je me suis installée devant elle, tentant de lui donner toute l’énergie de lumière dont j’étais capable. Au bout de 2 ou 3 jours, j’ai constaté que son taux vibratoire avait augmenté. Et j’ai entendu une voix me dire : « Si vous étiez plusieurs à faire cela, vous pourriez sauver la Terre… ». Pendant plusieurs semaines, très régulièrement, je me suis rendue à son chevet pour activer une bulle de lumière autour d’elle et lui offrir de l’amour tendre dans l’espoir qu’elle puisse le transmettre à l’Humanité. 

Depuis, mon taux vibratoire a encore beaucoup augmenté, ce qui n’est, du point de vue du corps physique, pas très agréable (beaucoup de douleurs, de tensions, de maux de tête). J’ai reçu, à ce moment, le grand privilège de pouvoir communiquer toujours plus aisément avec les Guides célestes, principalement des Maîtres ascensionnés dont vous pourrez lire les messages précieux et absolument lumineux. 

Il m’arrive régulièrement de nettoyer des lieux chargés d’énergie sombre et d’ouvrir des portails de lumière. Je sais que c’est très étrange mais c’est mon nouveau travail… 

Je vis calmement avec mon mari en harmonie avec notre merveilleux jardin. Nous l’avons transformé en lieu d’abondance avec de multiples fruitiers et petits fruitiers et plusieurs espaces potagers où nous cultivons nos légumes. Nous faisons aussi tout notre possible pour y favoriser la biodiversité : les insectes, les oiseaux, les hérissons… 


Si je pouvais sauver toutes les espèces en danger, je le ferais. Je donnerais tout. 

Je donnerais ma vie pour Gaïa. 



Amylianah